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Alexfox
Messages : 2
Date d'inscription : 12/06/2018

peut on dire que l'on est autant libre en prison qu'à l’extérieur ?

le Mar 12 Juin 2018 - 21:53
Une personne qui serait emprisonné est autant à l'extérieur qu'à l'intérieur, car si elle ne peut pas sortir de la prison, personne ne peut non plus y rentrer volontairement. Donc être dans une prison serait comme être à l'extérieur ; comme si la terre était une prison en vue de l'univers qui nous entoure, contraint par notre "petitesse".

C'est juste une question que je me demandais si je pouvais l'insérer comme exemple pour mon bac.
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PhiPhilo
Messages : 38
Date d'inscription : 11/03/2018

Re: peut on dire que l'on est autant libre en prison qu'à l’extérieur ?

le Mer 13 Juin 2018 - 8:59
"On dira que le despote assure à ses sujets la tranquillité civile. Soit ; mais qu'y gagnent-ils, si les guerres que son ambition leur attire, si son insatiable avidité, si les vexations de son ministère les désolent plus que ne feraient leurs dissensions ? Qu'y gagnent-ils, si cette tranquillité même est une de leurs misères ? On vit tranquille aussi dans les cachots; en est-ce assez pour s'y trouver bien ? Les Grecs enfermés dans l'antre du Cyclope y vivaient tranquilles, en attendant que leur tour vînt d'être dévorés"(Rousseau, du Contrat Social, I, 4).

"On dira que le despote assure à ses sujets la tranquillité civile. Soit ; mais qu'y gagnent-ils, si les guerres que son ambition leur attire, si son insatiable avidité, si les vexations de son ministère les désolent plus que ne feraient leurs dissensions ? Qu'y gagnent-ils, si cette tranquillité même est une de leurs misères ? On vit tranquille aussi dans les cachots; en est-ce assez pour s'y trouver bien ? Les Grecs enfermés dans l'antre du Cyclope y vivaient tranquilles, en attendant que leur tour vînt d'être dévorés"(Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IV, 3).

"Jamais nous n'avons été plus libres que sous l'occupation allemande [...]. La cruauté même de l'ennemi nous poussait jusqu'aux extrémités de notre condition en nous contraignant à nous poser ces questions qu'on élude dans la paix [...]. Cette responsabilité totale dans la solitude totale, n'est-ce pas le dévoilement même de notre liberté ?"(Sartre, Situations, iii).

"Être captif de sa passion et incapable de rien voir qui nous soit vraiment utile est le pire esclavage, [mais] dans un État et sous un commandement pour lesquels la loi suprême est le salut de tout le peuple et non de celui seul qui commande [...] chacun, dès qu’il le veut, peut être libre, c’est-à-dire vivre de son entier consentement sous la conduite de la Raison"(Spinoza, Traité Théologico-Politique, xvi).

"La lutte contre la liberté de pensée et de l’imagination est devenue un instrument puissant du totalitarisme, qu’il soit démocratique ou autoritaire. La désublimation répressive accompagne les tendances contemporaines à l’introduction du totalitarisme dans le travail et les loisirs quotidiens de l’homme, dans son labeur et dans son bonheur. Elle se manifeste sous les formes de la distraction, du relâchement, du grégarisme qui pratiquent la destruction de l’intimité, le mépris des formes, l’incapacité au silence, l’exhibition orgueilleuse de la grossièreté et de la brutalité"(Marcuse, Éros et Civilisation, préf.).

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