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    Les Prolégomènes par rapport à la Critique de la raison pure.

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    juliendeb

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    Les Prolégomènes par rapport à la Critique de la raison pure.

    Message  juliendeb le Mar 11 Juin 2013 - 11:27

    Kant lui-même a écrit les Prolégomènes dans le but d'introduire à la Critique de la Raison pure, précisément parce qu'on lui disait ne rien y comprendre. Je trouve personnellement qu'il a bien réussi son pari ; les Prolégomènes sont extrêmement clairs et bien plus simples que la CRP.
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    Euterpe

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    Les Prolégomènes par rapport à la Critique de la raison pure.

    Message  Euterpe le Mar 9 Juil 2013 - 21:37

    juliendeb a écrit:Kant lui-même a écrit les Prolégomènes dans le but d'introduire à la Critique de la Raison pure, précisément parce qu'on lui disait ne rien comprendre à sa Critique de la Raison pure.
    On peut en effet les lire avant la Critique de la raison pure, parce qu'ils la "résument". Toutefois les Prolégomènes n'en sont pas une introduction, mais des "préliminaires" à la Critique qui lui sont postérieurs. Kant y reprend tout le chemin parcouru jusque là. Mais il suppose du lecteur qu'il a déjà lu sa Critique.

    Kant a écrit:Cet ouvrage, la Critique, où se trouve exposée dans toute son étendue et sa circonscription la faculté ra­tionnelle, reste toujours le fondement auquel se rap­portent ces prolégomènes comme de simples prélimi­naires. La Critique doit en effet, comme science, subsister systématiquement, pleinement, et jusque dans ses moindres détails, avant qu’il puisse être ques­tion d’établir une métaphysique, ou même de conce­voir l’espérance éloignée d’en avoir une.

    Quand on veut présenter une connaissance comme science, il faut avant tout pouvoir déterminer avec précision ce qu’elle a de propre, et qui la distingue de toute autre connaissance ; autrement les limites de toutes les sciences se confondent, et aucune d’elles ne peut être traitée, quant à sa nature, d’une manière fondamentale.
    Or, ce côté distinctif peut consister dans ce qu’il y a de propre soit à l’objet, soit aux sources de la con­naissance, soit encore à la manière de connaître, ou dans quelques-unes de ces choses, ou dans toutes. C’est là-dessus que repose avant tout l’idée de la science possible et de son domaine.
    Et d’abord, en ce qui regarde les sources d’une con­naissance métaphysique, il est évident, par la notion même de cette connaissance, qu’elles ne peuvent être empiriques. Ses principes (dont font partie non seu­lement les propositions qui les constituent, mais en­core les notions fondamentales) ne doivent donc jamais être pris de l’expérience. Cette connaissance, en effet, doit être non pas physique, mais métaphysique, c’est-à-dire dépasser l’expérience. Par conséquent, ni l’ex­périence externe, qui est la source de la physique, ni l’interne, qui est le fondement de la psychologie em­pirique, ne peuvent lui servir de base. Elle est donc une connaissance a priori, ou d’entendement pur et de raison pure.
    Mais il n’y aurait rien jusque-là qui la distinguât des mathématiques pures. Elle pourra donc s’appeler une connaissance philosophique pure. Je renvoie pour la signification de cette expression à la partie de la Cri­tique de la raison pure où j’ai donné, d’une manière claire et satisfaisante, la différence de ces deux sortes d’usage et la raison. — Voilà ce que j’avais à dire des sources de la connaissance métaphysique.

    Introduction - §1. Des sources de la métaphysique.

    Attention, donc, à l'ordre dans lequel Kant construit son projet.


    Dernière édition par Euterpe le Dim 16 Fév 2014 - 4:49, édité 1 fois

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