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    Sujet, prédicat.

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    All

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    Sujet, prédicat.

    Message  All le Sam 28 Nov 2015 - 9:09

    Bonjour. Dans cette phrase, à propos de la définition du sujet dans le dictionnaire de A. Lalande, il est écrit ceci : "l'être auquel est attribué le prédicat, et qui en est pour ainsi dire le support". Est-ce l'être qui est le support du prédicat ou l'inverse ? Merci.

    NaOh

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    Re: Sujet, prédicat.

    Message  NaOh le Sam 28 Nov 2015 - 10:53

    Bonjour

    C'est bien entendu l'être qui est le support et non l'accident.

    Soit "Pierre (S) est malade (P)". C'est à la substance "Pierre" qu'arrive le prédicat ou l'attribut "être malade" et non l'inverse.

    Mais pourquoi vous posez-vous cette question?

    bien à vous.

    All

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    Re: Sujet, prédicat.

    Message  All le Sam 28 Nov 2015 - 11:55

    Un sujet ne serait rien sans prédicat. Que peut-il y avoir d'affirmé d'un sujet si celui-ci n'a nul support qu'un ou des prédicats ?

    NaOh

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    Re: Sujet, prédicat.

    Message  NaOh le Sam 28 Nov 2015 - 12:14

    @All a écrit:Un sujet ne serait rien sans prédicat. Que peut-il y avoir d'affirmé d'un sujet si celui-ci n'a nul support qu'un ou des prédicats ?

    L'idée dans la théorie classique de la prédication ( disons celle d'Aristote) est que le sujet est ce qui ne s'attribue de rien ( Aristote dit en ce sens qu'il est "séparé") alors que le prédicat est ce qui s'attribue du sujet (il en dépend donc quant à son être, les prédicats n'existant pas "par soi".)
    Plus simplement il faut que la maladie soit la maladie de quelqu'un ou de quelque chose, "être malade" ça ne se soutient pas "tout seul" dans l'existence...

    Voilà qui répond à votre première question.

    Mais vous en posez désormais une autre (dont la formulation est un peu obscure d'ailleurs) que serait un sujet sans ses prédicats?

    Ici nous pouvons discuter, mais notez tout d'abord que cela ne change rien au rapport de prédication lui-même ( soit votre première question).

    Ensuite je dirais que nous avons besoin des prédicats pour connaître le sujet, ( pour dire et comprendre quelque chose du sujet nous devons le qualifier) mais un sujet n'a pas besoin de prédicat pour être le sujet qu'il est.

    Ainsi la maladie de pierre m'apprend quelque chose de ou sur Pierre, mais l'on conçoit bien que Pierre peut exister sans sa maladie, même si actuellement il existe avec elle.

    Je fais donc une différence entre connaître et être.

    Mais je ne vois toujours pas quel est votre problème...

    Bien à vous.
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    Vangelis
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    Re: Sujet, prédicat.

    Message  Vangelis le Sam 28 Nov 2015 - 14:32

    Sujet déplacé dans la rubrique : La philosophie (généralités)

    laurent75

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    Re: Sujet, prédicat.

    Message  laurent75 le Sam 28 Nov 2015 - 22:54

    La question revient à se demander si l'impression que nous avons d'être nous, est fondé, alors que d'un instant à un autre les prédicats que nous pouvons nous attribuer changent forcément.

    En bref, la question porte sur le paradoxe lié à ce que nous restons nous-même alors même nous sommes en mouvement.
    On peut considérer que ca introduit la question du dualisme et avancer que si notre corps change, dans l'hypothèse dualiste, notre âme elle reste identique et que c'est de là d'où vient notre sentiment d'être nous.

    Mais pensant que cette pensée est religieuse et trop compliquée, je préfère me placer d'un point de vue purement matérialiste. On peut alors dire que d'un point de vue essentialiste, nous avons une essence prédéterminée. Sartres a apporté une critique pertinente à cette vision "réductrice" en ce que justement elle constitue une réponse religieuse (essence établie comment, si ce n'est par un Dieu supérieur ?) mais aussi "lâche" en ce qu'elle est un moyen pour nous de nous détourner subtilement de nos responsabilités.

    Cette particularité à conserver notre idée de nous même, peut paraître pure illusoire, biologique et on a tendance à se perdre quand on en prend conscience, mais paradoxalement c'est à ce moment là aussi, qu'on se rend compte à quel point nous tenons à notre idée de nous et qu'elle constitue notre unique mode de fonctionnement au monde.

    Avec beaucoup d'humilité : la solution consiste peut-être à accepter l'illusion tout en ne la considérant pas comme contradictoire avec l'idée d'action juste. Cela rejoint finalement la prise de conscience que finalement, je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien.

    NaOh

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    Re: Sujet, prédicat.

    Message  NaOh le Ven 18 Déc 2015 - 21:07

    Bonsoir laurent75,

    Je ne vois pas très bien pourquoi la question devrait se réduire à celle de l'existence (ou de la non existence) d'une substance psychique séparée du corps.

    Elle se pose déjà pour la question des corps seuls qui subissent altérations, transformation, et mouvements variés...

    Par exemple : qu'est ce qui nous permet de dire qu'une certaine quantité d'or que l'on fait fondre au creuset, est dans les deux cas la même substance, ou que l'on a affaire à la même quantité d'or?

    Bien à vous.

    laurent75

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    Re: Sujet, prédicat.

    Message  laurent75 le Ven 18 Déc 2015 - 22:57

    @NaOh a écrit:Bonsoir laurent75,

    Je ne vois pas très bien pourquoi la question devrait se réduire à celle de l'existence (ou de la non existence) d'une substance psychique séparée du corps.

    Elle se pose déjà pour la question des corps seuls qui subissent altérations, transformation, et mouvements variés...

    Par exemple : qu'est ce qui nous permet de dire qu'une certaine quantité d'or que l'on fait fondre au creuset, est dans les deux cas la même substance, ou que l'on a affaire à la même quantité d'or?

    Bien à vous.
    Je ne l'ai pas réduite à cette question, j'en ai juste parlé exactement pour exprimer la même chose que vous à travers votre exemple de la quantité d'or.

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