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    Question d'humanité

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    jeanpaiche

    Messages : 1
    Date d'inscription : 19/03/2015

    Question d'humanité

    Message  jeanpaiche le Jeu 19 Mar 2015 - 21:03

    bonjour, bonsoir.
    Je suis nouveau sur ce forum et n'ai pas pris beaucoup de temps pour le parcourir (pour cause je suis en paces, je ne peux donc pas me le permettre) mais le ferai dés que possible. Je débarque donc ici sans aucune source à citer et aucun vocabulaire très spécifique. Pour les aguerris de ce forum mon/mes interrogations ressembleront peut-être à des questions bêtes ou/et sans intérêt d'un adolescent sans expérience. (je m'excuse d'ailleurs si je me trompe de rubrique et demanderais aux modérateurs de déplacer mon topic dans la section adéquate s'il y en a une).

    avant d'exposer mes interrogations je me dois d'expliquer ce qui me pousse à penser comme cela. Je n'ai eu aucun problèmes psychologiques ou rien que ce soit d'original dans ma vie pour l'instant. Je suis un individu qui pense que si notre espèce évolue, il est nécessaire qu'elle perde son humanité. Le problème de cette pensée est que je sais qu'elle n'est pas correcte car je n'entends personne avec le même avis que moi et les médias et tout ce qui m'entoure me pousse à penser différemment. Mais peut-être est-on comme moi, certains n'osent pas exprimer cet avis au grand jour sachant les mauvaises réactions des gens. 
    Si je pense que l'humanité est un poids mort pour notre espèce, c'est que notre civilisation n'arrive pas à trouver des solutions aux problèmes. Je parle des problèmes du genre catastrophe et destruction de notre espèce. Or de plus en plus de problèmes de ce genre commencent à faire leur apparition. L'humanisme a permis à  notre espèce d'évoluer mais elle n'est plus adaptée de nos jours ou du moins je pense qu'elle nous freine. A considérer chaque individu notre civilisation ne peut pas se concentrer sur notre espèce et perd du temps. 
    Nous nous dirigeons vers une société totalement informatisée et robotisée. Je ne vois alors plus l'utilité des individus sans qualification. Tous ces métiers physiques ou de blouses bleues ne seront plus d'aucune utilité. Il faudrait alors élever le niveau de cette classe. Mais ceux n'ayant pas les qualifications nécessaires seraient alors selon moi indésirables au système. Ce que je dis fait très mauvais film de SF. Mais je ne comprends pas où est le problème de ce système? 
    Notre but est de préserver notre espèce et notre ADN or cette société individualiste ne me pousse pas à me préoccuper de mon prochain. En vrai je suis d'un profond cynisme. Aucun acte n'est désintéressé et j'en suis convaincu. Mais lorsque j'essaye de réfléchir à ce qui est le plus durable pour notre espèce, l'optique de perdre notre humanité me semble la plus optimale. Mais à cause de notre société qui nous pousse à nous préoccuper de notre nombril autant les grands capitalistes que les prolétaires je pense que nous ne pouvons nous défaire de cet "humanisme" qui sert au final finalement d'excuse à l'égoïsme de l'homme.
    Je ne cherche pas à vous convaincre, au contraire : si je viens ici c'est en espérant avoir à faire à des gens ayant résolu ce problème. Sachant pourquoi mon idéologie est "mal" et pouvant alors me l'expliquer.

    Silentio

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    Re: Question d'humanité

    Message  Silentio le Lun 23 Mar 2015 - 19:34

    @jeanpaiche a écrit:Je suis un individu qui pense que si notre espèce évolue, il est nécessaire qu'elle perde son humanité.
    Qu'est-ce que l'humanité ? Vous semblez parler d'une nature humaine, pour autant il semble difficile d'en circonscrire une puisque, comme vous le dites, notre espèce évolue. De plus, si nous pouvons perdre cette humanité, c'est que nous ne sommes pas nécessairement humains, et peut-être même ne l'a-t-on "gagnée" qu'à un certain moment de notre histoire. En effet, qu'il y a-t-il de commun entre notre conception de l'homme actuelle et ce qu'étaient les premiers êtres humains ?

    Aussi, lorsque vous parlez d'humanité, voulez-vous plutôt parler de moralité ?
    @jeanpaiche a écrit:Si je pense que l'humanité est un poids mort pour notre espèce, c'est que notre civilisation n'arrive pas à trouver des solutions aux problèmes.
    Encore une fois, je ne comprends pas bien ce qu'est cette humanité. S'il s'agit de morale, en quoi est-elle un obstacle à la résolution de problèmes ? Et quels sont-ils ?
    @jeanpaiche a écrit:Je parle des problèmes du genre catastrophe et destruction de notre espèce.
    Si vous parlez de morale, elle a pourtant pour but de garantir l'ordre social. Certains pourraient vous dire que c'est l'absence de valeurs (au sens de morale) qui susciterait des problèmes aujourd'hui. Que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", comme le formulait Rabelais, et que les camps de concentration, l'eugénisme, la bombe atomique, etc., sont le fruit d'une absence de responsabilité morale eu égard aux conséquences de nos actes et inventions.
    @jeanpaiche a écrit:L'humanisme a permis à  notre espèce d'évoluer mais elle n'est plus adaptée de nos jours ou du moins je pense qu'elle nous freine. A considérer chaque individu notre civilisation ne peut pas se concentrer sur notre espèce et perd du temps.
    En quoi l'humanisme nous freine-t-il ? Et pourquoi, par exemple, le but de l'espèce (à supposer qu'elle ait un but prédéfini, ce que je ne crois pas) ne pourrait-il pas être, par exemple, de diversifier ses membres, de créer des individus libres et originaux ?
    @jeanpaiche a écrit:Nous nous dirigeons vers une société totalement informatisée et robotisée. Je ne vois alors plus l'utilité des individus sans qualification. Tous ces métiers physiques ou de blouses bleues ne seront plus d'aucune utilité. Il faudrait alors élever le niveau de cette classe. Mais ceux n'ayant pas les qualifications nécessaires seraient alors selon moi indésirables au système. Ce que je dis fait très mauvais film de SF. Mais je ne comprends pas où est le problème de ce système?
    Cela ne règlerait pas, en tout cas, le problème du sens de la vie, à moins de vouloir transformer les hommes en fourmis sans esprit. Par ailleurs, même le communisme ou le capitalisme n'ont pu et ne peuvent fonctionner s'ils réifient entièrement les individus et les rendent passifs au point de les priver de toute spontanéité. Dès lors, il me semble qu'il y aura toujours suffisamment d'imagination, par exemple, ou une insatisfaction latente (en l'absence de sens, comme c'est le cas dans notre société), pour susciter chez certains le désir d'autre chose, et une volonté de perfectionnement, d'amélioration, voire d'émancipation, ce qui expliquera le besoin de moralité (car je ne crois pas qu'elle ne soit que l'expression de la crainte et d'un conditionnement social visant à simplement reproduire la société).
    @jeanpaiche a écrit:Notre but est de préserver notre espèce et notre ADN or cette société individualiste ne me pousse pas à me préoccuper de mon prochain.
    Cela pourrait être une autre manière de perfectionner l'espèce, l'égoïsme étant plus exigeant et sélectif.

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