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    La guerre de Corée

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    La guerre de Corée

    Message  Invité le Sam 12 Avr 2014 - 11:37

    Ci-joint le texte des résolutions de l’O.N.U (n°82, 83 ,84 ,85) relatives au règlement de la guerre de Corée : http://www.un.org/fr/sc/documents/resolutions/1950.shtml

    En vertu de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité est responsable au premier chef du maintien de la paix et de la sécurité internationale. Les résolutions proposées s’inscrivent dans cette veine-ci. L’O.N.U définit une résolution comme étant l’expression formelle de l’opinion ou de la volonté des organes de l’ONU, ici le Conseil de sécurité. Il ne s’agit donc pas d’un texte à vocation juridique mais davantage d’une énumération des mesures à prendre.
    Les résolutions 82 et 83 s’adressent au premier chef à la Corée du nord, définie comme l’agresseur. Les résolutions suivantes s’adressent avant tout aux États membres susceptibles d’apporter leur aide à la Corée du sud, ou de participer à l’effort militaire sous l’égide des E.U. De manière plus globale, il s’agit via ces résolutions de rendre publiques les positions du Conseil de sécurité de l’O.N.U.

    En 1945, avec l'effondrement du Japon, la Corée, sous sa domination depuis 1910, retrouve la liberté pour peu de temps. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Américains et les Soviétiques s'opposent dans cette partie du monde, créant sous leur égide deux États : la Corée du Sud, le 15 août 1948, et la Corée du Nord, le 3 septembre ; une situation qui n’est pas sans rappeler celle de l’Allemagne. Cette partition temporaire s’inscrit dans un contexte international trouble. D’une part la décolonisation de l’Asie, admise par le Royaume-Uni en Inde, ce mouvement l’est beaucoup moins par les Hollandais et les Français. La guerre d’Indochine, en 1946, préfigure sous certains aspects la guerre de Corée : l’ambition américaine de contrer la propagation du communisme (théorie des dominos), le soutien unanime du bloc communiste (URSS et Chine) face aux forces impérialistes. S’ajoute à cela, « la guerre froide » et le basculement définitif de la Chine dans le clan communiste (Mao arrive au pouvoir le 1er Octobre 1949). Cette fracture fondamentale entre le bloc communiste (URSS, États satellites puis la Chine) qui refuse l’aide incarnée par le plan Marshall des États-Unis et ses alliés occidentaux. Fracture renforcée par la signature du pacte de l’Atlantique en 1949. Cette rupture est d'autant plus marquée que le 12 Janvier 1950, Dean Acheson définit le « périmètre défensif » américain, en excluant de facto les deux Corée.

    La résolution n°82 s’adresse dans son préambule à l’ensemble de la communauté internationale pour respecter les précédentes résolutions (I 1 à 15). Constatant l’invasion nord-coréenne, le conseil de sécurité poursuit en donnant une feuille de route (I 18 a 26) qui envisage un retour à la situation antérieure.
    La résolution n°83 positionne de manière plus directe la Corée du nord comme l’agresseur (l.1). Le conseil de sécurité rappelle aussi les mesures préconisées dans les précédentes résolutions (l.3 à 8). S’ajoute un élément nouveau, l’appel de la Corée du sud (l.9) et les nouvelles mesures prises préconisées par le Conseil (l.10-12), qui porte sur l’aide à apporter effectivement à la Corée du sud.
    La résolution n°84 reprend le même découpage. Les l.1-4 reprennent les précédentes constatations. Les lignes 6-9 montrent que les résolutions 82 et 83 ont eu des effets dont il faut se féliciter. La l.10 réitére la proposition d’aide. Le conseil choisit aussi de former une force militaire sous commandement des E.U. (l12-19). Les E.U. sont seuls décisionnaires quant aux comptes rendus qu’ils doivent effectuer, symbole d’une autonomie certaine au sein de l’institution (l. 20).
    La résolution n°85 (l.1) place la Corée du nord dans l’illégalité. S'ensuit le rappel des aides diverses et spontanées offertes aux Sud-coréens. Les points 1 ajoutent la gestion de l’aide humanitaire aux prérogatives du commandement américain (rappelées dans les points 2 et 3). Le point 4 nuance cette attribution en permettant à des organes de l’O.N.U ou des O.N.G de demander de s’acquitter de tâches humanitaires – sous la bannière onusienne.

    Il me semble que ces textes interrogent sur la permanence et les limites de l’hégémonie tant soviétique qu’étasunienne.  Quels éléments en retirez-vous ?
    Sur l’O.N.U peut-on en dégager des éléments particuliers ?

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