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    Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

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    Liber

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    Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Sam 20 Oct 2012 - 11:34

    Latin, grec, philosophie, ces matières ont été supprimées dans plusieurs universités, faute d'étudiants, d'autres ont choisi de créer un double cursus, lettres classiques/gestion et droit. Autant dire que l'étude des langues anciennes doit être plus que réduite. Ce serait le résultat de l'autonomie des universités, on supprime les cours qui coûtent trop cher.

    Reportage du jeudi 18, à voir à partir de la 28e minute : http://www.france2.fr/jt/20h/




    Dernière édition par Liber le Sam 20 Oct 2012 - 12:39, édité 1 fois
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Desassocega le Sam 20 Oct 2012 - 12:27

    La vidéo m'est inaccessible.

    En tout cas, il est vrai que la "disparition" de ces matières me peine beaucoup et me semble être inquiétante ! Les CPGE littéraires continuent à rendre l'étude d'une langue ancienne obligatoire, et cela me paraît être une bonne chose.

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Sam 20 Oct 2012 - 12:42

    Essayez ici : http://www.pluzz.fr/jt-20h-2012-10-18-20h00.html

    Je pense que le phénomène est déjà ancien (les lettres et la philo ne permettent soi-disant pas de trouver du travail), mais que l'autonomie des universités pousse le président (d'université) à faire des économies, il supprime donc tous les cours qui coûtent trop cher. Heureusement, comme vous le dites, qu'il reste les classes prépa, mais après, si on veut continuer dans les lettres ou la philo, il faut impérativement entrer à l'Ecole Normale, non ? Ou bien trouver une des dernières universités à proposer ces cursus. On pourra toujours accuser la libéralisation de l'enseignement. Je me demande toutefois si c'est le cas dans des pays plus libéraux, est-ce qu'aux Etats-Unis, on a supprimé la philosophie ou le latin/grec dans les universités ?
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Desassocega le Sam 20 Oct 2012 - 16:39

    Le déclin des disciplines littéraires est somme toute assez logique... Nous vivons dans une époque de 1) consommation 2) technique 3) scientifique... La philosophie, les lettres et les langues ne sont pas au programme dans un tel monde, précisément car on juge une discipline selon son utilité immédiate, son profit éventuel, etc.


    En effet, comme vous le remarquez, après la classe prépa, soit on va dans une grande école, soit on va à la FAC... Donc si d'ici 1 ou 2 ans la FAC ne propose plus des filières uniquement littéraires, je ne sais pas comment je vais me débrouiller...


    On peut remarquer aussi que même en prépa, l'ouverture aux grandes écoles est assez variée : énormément d'élèves, au sortir de la classe prépa (c'est ce que nous expliquait notre professeur d'histoire), choisissent d’intégrer des écoles de commerce !  



    Merci pour le lien, j'ai pu voir l'information.... Je trouve ça terrible ! En effet, pour que les disciplines littéraires survivent, on les case là où on peut, dans des cursus qui deviennent alors pluridisciplinaires. Or, l'intérêt des études supérieures est précisément celui de pouvoir se spécialiser et donc de ne plus souffrir l'aspect pluridisciplinaire d'une filière... Si c'est pour faire du pluridisciplinaire, autant ne plus appeler ça des études supérieures.

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Sam 20 Oct 2012 - 17:42

    Desassossego a écrit:Le déclin des disciplines littéraires est somme toute assez logique... Nous vivons dans une époque de 1) consommation 2) technique 3) scientifique... La philosophie, les lettres et les langues ne sont pas au programme dans un tel monde, précisément car on juge une disciple selon son utilité immédiate, son profit éventuel, etc.
    Je trouve que ce jugement est très hâtif. On utilise énormément la persuasion de nos jours. Selon moi, le problème est plutôt qu'on a une vision très réduite des possibilités du langage, les fameux "éléments de langage". La pauvreté de la langue et des idées, voilà le problème ! Voyez le succès d'un Michel Onfray. Il y a énormément de demande pour la philo et les lettres, mais presque personne n'est capable de la satisfaire.

    En effet, comme vous le remarquez, après la classe prépa, soit on va dans une grande école, soit on va à la FAC... Donc si d'ici 1 ou 2 ans la FAC ne propose plus des filières uniquement littéraires, je ne sais pas comment je vais me débrouiller...
    Tout dépend de votre fac, toutes n'ont pas encore supprimé les "humanités", sauf que vous risquez de ne pas pouvoir finir vos études, si on vous sucre la ou les dernières années. Ceux qui sont en Deug actuellement, que feront-ils l'année prochaine, dans les facs où la licence Lettres classiques est supprimée ? Vive l'autonomie des universités ! :pc-rire:

    En effet, pour que les disciplines littéraires survivent, on les case là où on peut, dans des cursus qui deviennent alors pluridisciplinaires.
    Vous avez vu le cours de grec au tableau, dans le reportage ? Mon dieu le niveau ! Mais c'est quoi ça ? C'est même pas de l'initiation !
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Desassocega le Sam 20 Oct 2012 - 18:12

    Oui en effet, j'ai remarqué cela ! C'est pour ça que je suis content d'être en classe prépa, au moins je sais que je vais vite progresser ! Mais bon, il faut admettre que ce n'est pas simple. Quand on entend : "quand un mot grec est oxyton au cas direct, il devient périspomène au cas oblique", on a envie de pleurer....


    Liber a écrit:Je trouve que ce jugement est très hâtif. On utilise énormément la persuasion de nos jours. Selon moi, le problème est plutôt qu'on a une vision très réduite des possibilités du langage, les fameux "éléments de langage". La pauvreté de la langue et des idées, voilà le problème ! Voyez le succès d'un Michel Onfray. Il y a énormément de demande pour la philo et les lettres, mais presque personne n'est capable de la satisfaire.

    Vous avez certainement raison, mais c'est pour ça que je parlais de ce qui était "immédiatement utile". Or, on ne voit pas l'importance des disciplines littéraire immédiatement, et c'est peut-être une des causes de leur déclin.

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Sam 20 Oct 2012 - 19:27

    Desassossego a écrit:Mais bon, il faut admettre que ce n'est pas simple. Quand on entend : "quand un mot grec est oxyton au cas direct, il devient périspomène au cas oblique", on a envie de pleurer....
    C'est un vocabulaire à savoir. Mais c'est vrai qu'on pourrait dire tout aussi bien "accent aigu ou circonflexe sur la finale". Seulement, quand on fait du grec, on cherche à paraître savant. Et au fait, pas toujours pour le circonflexe.

    Vous avez certainement raison, mais c'est pour ça que je parlais de ce qui était "immédiatement utile". Or, on ne voit pas l'importance des disciplines littéraire immédiatement, et c'est peut-être une des causes de leur déclin.
    Je suis certain que c'est une bête histoire de mentalité, nos prédécesseurs férus de lettres n'étaient pas des abrutis. Il y a par ailleurs beaucoup d'hommes politiques qui sont agrégés de lettres classiques (sûrement un rapport avec l'école normale supérieure).
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Desassocega le Sam 20 Oct 2012 - 19:43

    Liber a écrit:
    Desassossego a écrit:Mais bon, il faut admettre que ce n'est pas simple. Quand on entend : "quand un mot grec est oxyton au cas direct, il devient périspomène au cas oblique", on a envie de pleurer....
    C'est un vocabulaire à savoir. Mais c'est vrai qu'on pourrait dire tout aussi bien "accent aigu ou circonflexe sur la finale". Seulement, quand on fait du grec, on cherche à paraître savant.

    C'est sûr que quand on nous explique ce vocabulaire, cela prend plus de sens. Mais ça reste très déstabilisant au début, d'autant plus pour moi puisque j'ai une assez mauvaise connaissance de la grammaire française.

    Liber a écrit:Et au fait, pas toujours pour le circonflexe

    Que voulez-vous dire ?

    Liber a écrit:
    Je suis certain que c'est une bête histoire de mentalité, nos prédécesseurs férus de lettres n'étaient pas des abrutis. Il y a par ailleurs beaucoup d'hommes politiques qui sont agrégés de lettres classiques (sûrement un rapport avec l'école normale supérieure).

    Le déclin des disciplines littéraires n'était peut-être pas si prononcé à cette époque, si ?

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Dim 21 Oct 2012 - 1:01

    Desassossego a écrit:
    Liber a écrit:Et au fait, pas toujours pour le circonflexe
    Que voulez-vous dire ?
    Par exemple, πατήρ gén. πατρόϛ

    Liber a écrit:
    Je suis certain que c'est une bête histoire de mentalité, nos prédécesseurs férus de lettres n'étaient pas des abrutis. Il y a par ailleurs beaucoup d'hommes politiques qui sont agrégés de lettres classiques (sûrement un rapport avec l'école normale supérieure).

    Le déclin des disciplines littéraires n'était peut-être pas si prononcé à cette époque, si ?
    C'est vrai, mais pourquoi ce déclin aujourd'hui ? On en revient à une question de mentalité. En quoi un Bayrou serait moins bon avec son agrégation de Lettres classiques qu'un jeune qui sortira de ces doubles cursus ?
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Desassocega le Dim 21 Oct 2012 - 3:55

    Peut-être n'est-ce constant que pour la seconde déclinaison ? Ou alors est-ce simplement une exception, comme il y en a tant en Grec...


    C'est vrai, mais pourquoi ce déclin aujourd'hui ? On en revient à une question de mentalité. En quoi un Bayrou serait moins bon avec son agrégation de Lettres classiques qu'un jeune qui sortira de ces doubles cursus ?

    Peut-être que plus le temps avance, plus nous nous enfonçons dans un temps fait de technique et de scientificité. Je sais que je me répète ici mais j'ai vraiment le sentiment que ceci est fondamental dans le déclin des matières littéraires ! Heidegger le disait déjà... La technique, c'est la fin de la philosophie ; la vérité assimilée à la vérité scientifique, c'est la fin de la vérité philosophique.

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Dim 21 Oct 2012 - 9:55

    Desassossego a écrit:Peut-être n'est-ce constant que pour la seconde déclinaison ? Ou alors est-ce simplement une exception, comme il y en a tant en Grec...
    C'est la règle, en effet. L'accent du nominatif tend à rester à sa place dans toutes les déclinaisons. Si la voyelle finale accentuée est longue, elle prend le circonflexe. ἡ ὁδός, gén. τῆς ὁδοῦ, dat. τῆ ὁδῷ. Vous n'avez pas abordé la troisième déclinaison ?

    Peut-être que plus le temps avance, plus nous nous enfonçons dans un temps fait de technique et de scientificité. Je sais que je me répète ici mais j'ai vraiment le sentiment que ceci est fondamental dans le déclin des matières littéraires ! Heidegger le disait déjà... La technique, c'est la fin de la philosophie ; la vérité assimilée à la vérité scientifique, c'est la fin de la vérité philosophique.
    Cette idée est séduisante, pour autant, il s'agit toujours d'une croyance dans la "vérité scientifique", comme autrefois dans la "vérité philosophique". On dira que celle-ci était plus sensible, tandis que la vérité scientifique est plus froide, plus cérébrale.


    Dernière édition par Liber le Dim 21 Oct 2012 - 10:21, édité 1 fois
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  broceliand le Dim 21 Oct 2012 - 10:18

    Bonjour à vous Liber et Desassossego.

    Je ne partage pas du tout votre point de vue Desassossego.

    Certes notre société est résolument plus technique et "scientifique" que littéraire. Néanmoins, je pense que cela n'explique que trop partiellement la disparition de ces matières (latin, grec, philosophie ? etc.). Pour preuve : regardez les Mathématiques. Dans la vie de tous les jours, les Mathématiques ne sont pas essentielles et ne rapportent que très rarement (financièrement parlant) et se détachent souvent de toute forme de technique.
    Attention par Mathématiques j'entends la matière en tant que science et non la simple acolyte de la physique ou des sciences de l'ingénieur.
    Malgré cela, les Mathématiques continuent d'être enseignées un peu partout (Collège, lycée, université, Maths Sup/spé, prépa B/L, prépa commerce, école d'ingé, école de commerce etc.)

    Pour comprendre le déclin des langues mortes et d'autres matières littéraires peut-être faudrait-il se pencher sur le rôle d'internet, ce magnifique accélérateur de communication. Avec la mondialisation, l'anglais, l'allemand et l'arabe sont de plus en plus nécessaires. Notre "quête" est plus tournée vers l'immédiateté voire un futur proche et non plus vers la compréhension d'auteurs passés.

    En tout cas je vous rejoins sur ce point : la disparition de ces matières m'afflige beaucoup aussi :s

    Bien à vous !

    Broce

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Dim 21 Oct 2012 - 10:26

    Bonjour Broceliand.

    Avez-vous écoûté le reportage de France 2 ? Les mathématiques font partie des matières délaissées, ainsi que l'allemand. A ce déclin, on doit ajouter que la libéralisation de l'enseignement supérieur a conduit à ne plus financer ces matières qui coûtent trop cher à l'établissement. Et je me demandais s'il en allait de même dans les grandes universités américaines ?

    broceliand a écrit:Certes notre société est résolument plus technique et "scientifique" que littéraire.
    Et internet, voulez-vous me dire de quoi il est fait ? De chiffres ou de lettres ?
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Vangelis le Dim 21 Oct 2012 - 18:21

    Je vais me faire l'avocat du diable juste pour montrer que ces oublis ne sont pas d'aujourd'hui et qu'ils sont aussi parfois nécessaires.

    Déjà Vincent de Beauvais, dans le Libellum apologeticum s'effraie de la multiplication de la science et décide donc de faire de son encyclopédie un florilège.

    Nietzsche dans Considérations inactuelles - Sur l'utilité et les inconvénients de l'histoire pour la vie, nous dit que s'il est possible de vivre sans mémoire, cela est impossible sans oubli.
    Mais l'on sait aussi qu'il est impossible de décider d'oublier car cela obligerait à se souvenir de ce que l'on doit oublier...
    Et comme le dit Eco dans De l'arbre au labyrinthe, Ars excerpendi, (Edit biblio essai, p 128) : "le processus d'effacement qu'une culture doit sans arrêt opérer pour survivre semble maintenant normal."

    Comme Vincent de Beauvais nous devons, par nécessité physiologique mais aussi culturelle, faire des choix. Toute la question n'est donc pas de savoir s'il faut oublier ou pas, mais plutôt de savoir ce qui mérite d'être retenu ou non. J'avoue ne pas avoir la réponse même si je pense qu'il doit bien exister des critères objectifs ; à moins que ceux-ci nous soient cachés comme le sens que prend notre histoire culturelle.

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Dim 21 Oct 2012 - 18:49

    Votre analyse serait vraie si les mathématiques, les lettres, les langues étaient inutilisées, mais ce n'est pas le cas. L'Allemagne est le moteur de l'Europe, les mathématiques sont plus indispensables que jamais, les lettres, dans notre monde de communication, un formidable moyen de persuasion. Peut-être est-ce après tout un signe du déclin de la France, déclin que j'espère momentané ? Par exemple, je regarde souvent des documentaires sur l'Antiquité diffusés sur la chaîne Planète, ils ne sont jamais français, mais anglais, allemands ou américains.
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Vangelis le Lun 22 Oct 2012 - 0:26

    Liber a écrit:Votre analyse serait vraie si les mathématiques, les lettres, les langues étaient inutilisées, mais ce n'est pas le cas.
    Ce sont moins les disciplines qui disparaissent que leurs contenus. Supprimer le Latin ce n’est pas supprimer les langues.
    Il s’y opère même trois formes d’oubli car des éléments peuvent être remplacés par d’autres plus adéquats avec les découvertes actuelles comme dans les sciences dures, ou bien être mis en sommeil parce qu’ils attendent une légitimité dont la nature reste à définir, ou encore être supprimés par d’obscures politiques sans compter l’aspect économique.


    Par ailleurs on assiste plutôt à un accroissement du nombre de matières. Est-ce au détriment du contenu des autres, sinon d’allonger considérablement le temps des études ? Par exemple, quel était le nombre d’universités qui proposaient le Chinois il y a un siècle comparativement à aujourd’hui ? Ainsi de nouveaux choix sont proposés et nous ne risquons pas de nous retrouver en plein désert.
    Mais il est vrai que l’on peut discuter de ces choix.

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Lun 22 Oct 2012 - 9:13

    Vangelis a écrit:
    Liber a écrit:Votre analyse serait vraie si les mathématiques, les lettres, les langues étaient inutilisées, mais ce n'est pas le cas.
    Ce sont moins les disciplines qui disparaissent que leurs contenus. Supprimer le Latin ce n’est pas supprimer les langues.
    Vous ne m'avez pas compris. A mon avis, ce phénomène n'a lieu qu'en France. Je vous ai cité en exemple la pléthore de documentaires anglais, allemands et américains sur l'Antiquité, quand il n'y en a pas un seul d'origine française.
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  broceliand le Sam 27 Oct 2012 - 9:03

    Effectivement Liber mes propos sont peut-être faussés car je reste dans la sphère des classes préparatoires scientifiques, sphère où la chose mathématiques abonde.

    Néanmoins dire que les Mathématiques servent dans la vie de tous les jours me paraît tout de même très gros ....

    Certes le calcul, les statistiques, les probabilités, certains espaces vectoriels (ceux de Banach ou encore les espaces préhilbertiens, etc.) , la résolution d'équations différentielles ont un certain rôle notamment en compression de données pour l'informatique : l'ensemble de ces sujets, c'est ce que je nomme mathématiques (avec un m minuscule).

    Les Mathématiques proposent de multiples thèmes : la topologie, les classes en arithmétique, des espaces de dimension infinie, etc., qui n'ont tout simplement aucune application dans les autres sciences, que celles-ci soient l'informatique, la physique quantique ou encore les sciences industrielles. Pourtant on continue à nous les enseigner.

    En fait, pour être clair je pense qu'il faut distinguer : les mathématiques appliquées et les mathématiques théoriques. Le second est plus un Art qu'une tentative d'amélioration technique du quotidien.

    Pour l'Allemand je ne pensais pas qu'il y avait autant de restrictions et après confirmation par des professeurs en lycée et en université, cela m'affecte beaucoup surtout que l'Allemagne est un partenaire économique majeur.

    N.B : désolé pour le retard de ma réponse, mais je n'ai pas de connexion internet en semaine.

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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  Liber le Sam 27 Oct 2012 - 10:12

    broceliand a écrit:Les Mathématiques proposent de multiples thèmes : la topologie, les classes en arithmétique, des espaces de dimension infinie etc. qui n'ont tout simplement aucune application dans les autres sciences, que celles-ci soient l'informatique, la physique quantique ou encore les sciences industrielles. Pourtant on continue à nous les enseigner.
    Le reportage (qui ne doit plus être visible à présent) disait qu'il y avait très peu d'élèves en licence de mathématiques. C'est une discipline délaissée, comme les Lettres classiques. Il n'y a du reste aucun rapport entre l'utilité d'une discipline et sa suppression à l'université. Le président d'université raisonne uniquement en termes financiers. Le coût par élève est trop élevé pour maintenir, par exemple, une licence de Lettres classiques.
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    Re: Ces matières qui disparaissent de l'enseignement supérieur

    Message  shokin le Ven 2 Nov 2012 - 5:03

    En tout cas, on peut se plonger dans divers domaines (faire du pluridisciplinaire) sans forcément être inscrit à une haute école.  ;)

    Dans beaucoup de domaines, on fait face au défi suivant : le rapport (connaissances découvertes)/(temps de formation). Le numérateur croît sans cesse au fur et à mesure que l'histoire continue. Je ne prétends pas avoir la solution pour relever celui-ci. [En plus, avec les "impératifs économiques"... on apprend un domaine parce qu'on est passionné ? pour devenir autonomes (au niveau social et des savoir-faire) ? pour transmettre ? pour se faire du revenu pécuniaire ? parce que les parents le veulent ? parce que les copains le font ?]

    En tout cas, que l'on soit inscrit à une école ou non, si on est passionné par un domaine, celui-ci nous paraît comme "infini" (immensément vaste), on ne perçoit pas sa croissance (au fur et à mesure des découvertes, des recherches, de l'histoire, des œuvres et artistes, etc.), on se rend compte progressivement à quel point il est vaste.

    Que la vie est courte, surtout quand on aime découvrir explorer plein de domaines !

      La date/heure actuelle est Mer 20 Sep 2017 - 0:32