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    Pratiquer l'épochè.

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    NaTao

    Messages : 1
    Date d'inscription : 11/12/2011

    Pratiquer l'épochè.

    Message  NaTao le Dim 11 Déc 2011 - 16:14

    Les étapes en question sont les suivantes :

    1) un cycle de base, composé de l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (a) et de l'évidence intuitive (b), qui fournit le critère de la vérité intérieure de l'acte.

    2) deux étapes optionnelles, l'expression et la validation, qui permettent la communication et l'objectivation de l'acte.

    3) La temporalité différenciée de l'acte de l'avènement à la conscience vient conférer sa dynamique nécessaire à la description en question.



    Que signifient, svp, ces processus, pouvez-vous m'éclairer ?

    Merci beaucoup.
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    Vika

    Messages : 2
    Date d'inscription : 14/03/2012
    Age : 24

    Re: Pratiquer l'épochè.

    Message  Vika le Ven 21 Oct 2016 - 15:43

    NaTao a écrit:Les étapes en question sont les suivantes :

    1) un cycle de base, composé de l'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (a) et de l'évidence intuitive (b), qui fournit le critère de la vérité intérieure de l'acte.

    Il m'apparaît que l'épochè est synonyme de "réduction phénoménologique", bien que le terme ici utilisé constitue ce que vous nommez "cycle de base" (en effet l'épochè telle quelle est présentée dans le lien que vous donnez montre la suspension d'une réalité dans sa corrélation avec la "nature", le monde), il est possible de penser l'épochè comme une entropie positive permettant l'analyse des phénomènes. Ce qui constitue bien sûr le socle de l'analyse philosophique opérée par Husserl.
    Cependant, le versant de l'évidence intuitive est justement ce qu'il y a de plus difficile à saisir.J e vous renvoie au livre publié sous la direction d'Antoine Grandjean et Laurent Perreau, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], CNRS Éditions, Paris, 2012, où on peut lire de quelle façon l'évidence intuitive est une superposition méthodologique qu'Husserl utilise pour légitimer le caractère non-perceptif de l'approche phénoménologique. Il convient de comprendre désormais que la seule façon d'appréhender les phénomènes est de considérer ces mêmes phénomènes dans une posture aperceptive, qui est une analyse de l'intentionnel ; et c'est précisément l'ontologie naïve que présuppose Husserl vis-à-vis de cette posture qui permet de considérer l'existence de la phénoménologie. Il est clair que mon analyse est lacunaire et qu'elle peut apparaître pauvre, mais il est difficile de traiter des questions de phénoménologie sans être dans le mouvement même de la pensée husserlienne.

    NaTao a écrit:2) deux étapes optionnelles, l'expression et la validation, qui permettent la communication et l'objectivation de l'acte.
    Encore une fois, l'expression et la validation doivent être prises dans la posture que Husserl préconise pour pratiquer la phénoménologie, c'est-à-dire considérer les phénomènes comme des intuitions de l'intention d'objectivation de la conscience d'image des phénomènes.

    NaTao a écrit:3) La temporalité différenciée de l'acte de l'avènement à la conscience vient conférer sa dynamique nécessaire à la description en question.
    En effet, la différence entre la réalité phénoménologique et la réalité perceptive participe au même mouvement d'actualisation dans la pensée ; mais l'avènement de la réalité perceptive toujours continuée est différente quand on passe du champ de l'acte noétique (base fondatrice du champ transcendantal husserlien) à la noétisation de l'objet visé, ici le phénomène qui reste continué dans un virtuel toujours actualisé dans l'acte noétique mais non dans l'acte de réalisation.

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