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    La petite fille de 4 ans, la SPA, le méchant chien, la justice, et SES PARENTS

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    Euterpe

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    Re: La petite fille de 4 ans, la SPA, le méchant chien, la justice, et SES PARENTS

    Message  Euterpe le Mar 26 Juil 2011 - 23:04

    friedrich crap a écrit:Bien d'autres penseurs, y compris parmi ceux que vous appréciez s'expriment de cette manière.
    Allégation qui ne se justifierait qu'en citant les auteurs et en proposant une explication de texte pour chacun d'eux.

    friedrich crap a écrit:Le goût étant ici dans mon esprit avant toute chose de la sagacité voire de la sagesse (même racine indo-européenne, comme vous le savez).
    Le problème c'est que votre esprit est le vôtre, et qu'au lieu de dialoguer, c'est-à-dire de rencontrer de l'autre que vous, vous épanchez votre spiritualité comme si elle infusait le vrai. La seule question est : de quoi parlons-nous ? Ce n'est pas : qui parle ?

    friedrich crap a écrit:
    @Euterpe a écrit:une famille qui a ses raisons de s'en remettre à la justice. Cette famille ne vous interpelle pas, vous lui faites bel et bien un procès d'intention
    Non je ne me permettraisPas de m'adresser à elle directement, c'est le cas d'espèce qui m'intéresse à travers l'actualité. J'ai dit plus haut que j'avais bien de la peine pour eux et du respect.
    Vous énoncez votre respect comme on s'amuse avec des euphémismes ou des antiphrases. J'ai plutôt l'impression que vous nommez respect ce qui ressemblerait plutôt à du mépris.

    friedrich crap a écrit:
    @Euterpe a écrit:De plus, vous n'êtes, que je sache, ni habilité ni mandaté pour vérifier si oui ou non les magistrats devraient instruire l'affaire.
    Cela m'interdit-il de m'interroger ?
    Cela vous oblige. Est-ce que c'est clair ? Vous n'interrogez pas, vous avez déjà tout jugé et, au regard du décalage entre ce que vous jugez et ce qui est, vous préférez soupçonner ce qui est.

    friedrich crap a écrit:
    @Euterpe a écrit:Car, faut-il vous le rappeler, s'en remettre à la justice, c'est instruire une affaire. Instruisez-vous cette affaire ? Y a-t-il des éléments dans votre dossier qui ne ressemblent ni de près ni de loin à votre opinion ?
    Là votre tempérance coutumière faiblit.
    Consultez une définition exhaustive du mot que vous brandissez en ne sachant pas ce que vous dites.

    friedrich crap a écrit:
    @Euterpe a écrit:Enfin, vous critiquez le législateur, les jurisconsultes, les juristes, les légistes et les magistrats.
    Oui et figurez-vous que je me sens également capable d'être critique vis-à-vis du politique, du médiatique, de l'économique... et du philosophique ! Écœurant !
    Lisez vite l'éditorial du forum, dont je vous rappelle que le lire et y consentir est obligatoire. C'est ça, la liberté. Vous voudrez bien en prendre acte. Autrement dit, on se contrefiche de vos opinions, on attend vos réflexions (réfléchir : revenir sur soi, aller contre soi), vos raisonnements (ratio : mesurer, faire la part des choses, peser, penser). Une opinion, de soi, n'est pas une critique (de critère : faculté de juger). Ce n'est pas plus ni moins qu'une exsudation ou qu'une émotion.

    Vous voudrez donc bien cesser de commenter ce qu'on vous dit quand on vous le dit, mais de répondre à ce qu'on vous demande. Or, depuis hier soir, quand quelqu'un vous dit quelque chose, vous ne lui répondez qu'en employant ce qu'on appelle le registre expressif, en français. Ça donne à peu près ça : la banane est jaune ; réponse : je suis contre la banane. Le registre informatif serait un peu plus approprié : soit, mais la banane peut être verte.


    Dernière édition par Euterpe le Mer 27 Juil 2011 - 1:03, édité 1 fois
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    Re: La petite fille de 4 ans, la SPA, le méchant chien, la justice, et SES PARENTS

    Message  Invité le Mar 26 Juil 2011 - 23:26

    Euterpe, puisque vous êtes un démocrate et épris de justice, je vous propose de demander aux autres administrateurs (voire aux inscrits) si mon attitude est proprement inacceptable, à savoir est-ce que vraiment je suis dans l'opinion et non dans l'interrogation ou tout au moins dans une certaine forme de réflexion ? Dans ce cas, je vous ficherais la paix rapidement, conformément au jugement que vous rendrez.

    Je vais déjà commencer par ne plus commenter vos commentaires et tout va s'arranger, vous allez voir.
    J'avais pourtant l'impression de m'être assagi ce jour... mais bon.
    Sérieusement je vous trouve très très dur, mais sans doute que mes lumières sont insuffisantes.
    Entre nous soit dit, ce type de querelle m'insupporte et je cesse habituellement très vite mes provocations pour en effet argumenter ensuite et réfléchir... mais comment dire, vous m'en laissez à peine le temps avec vos rabrouements et "votre esprit de sérieux" qui tombe constamment sur chacune de mes phrases.

    Brisons là voulez-vous bien ?

    Post-strictum pour vous prouver mon état d'esprit tout à fait positif, je réponds à votre première demande : vous trouverez dans Nietzsche tout le bien qu'il pense de la racine indoeuropéenne sag ou sav pour laquelle il effectue un rapprochement entre le lexique du goût (saveur) et celui de la sagesse (sagacité, sagesse). Il développe en disant que le sage est celui qui sait proprement goûter, apprécier les choses, et que cette racine indo euro commune aux deux champs lexicaux n'y est pas pour rien.
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    Re: La petite fille de 4 ans, la SPA, le méchant chien, la justice, et SES PARENTS

    Message  Invité le Mer 27 Juil 2011 - 14:55

    friedrich crap a écrit:Pas de problème avec tout cela. Au regard des textes de loi, de la procédure, de la technique juridique... vous avez 100% raison ! Étonnant non ?
    Juste une question : le droit et la morale, cela fonctionne comme vous l'avez dit... mais le juste, cela fait-il partie de la morale ou du droit ? Je veux dire ce qui est juste, c'est la décision de justice ou autre chose ? Le juste, cela fait-il partie du jugement rendu ? Est-ce prévu dans les textes (qui laissent toujours de la latitude) ou cela demeure-t-il essentiellement dans l'esprit des jurés, ou du juge, ou du tribunal ?
    Je suis désolé si je vous interroge un peu à la manière de Socrate car à son époque le Droit n'était pas si subdivisé qu'aujourd'hui. Pour le droit d'usage, il me semble que le juste y a toute sa place également non ?
    Vous m'interrogez sur la place du droit et du juste, en utilisant une méthode qui suppose que voulez me faire dire que le droit est le juste, ou du moins doit être juste.

    Je vais vous choquer mais le droit n'est pas le juste (ce qui ne signifie que le droit ne doit pas être juste).

    Le juste est de la sphère de la morale, comme le rappelle la définition du mot justice, auquel celle de "juste" renvoie. La justice est bien "le principe moral qui fonde le droit de chacun" (Le nouveau petit Robert, NPR)

    Or le droit fondé par la justice est entendu du droit positif, celui édicté à un moment et un temps donné par un pouvoir. Ce droit positif ne s'intéresse pas à la morale, ni au juste en tant que tel, il s'intéresse au vivre ensemble.

    C'est bien du droit positif dont je parle quand je dis que le droit n'est pas la justice (en tant que principe moral), ni la morale. Et c'est bien ce droit-là qui organise la justice dans sa deuxième acception : "pouvoir d'exercer le droit, exercice de ce pouvoir, NPR). Cette justice-là, que nous nommerons positive, a pour objectif de pacifier la société, pas d'être la justice au sens moral.

    Donc vous êtes bien dans l'opinion, quand vous me dites que le droit doit être juste ou moral ou qu'il doit rendre justice au sens moral. Il faudrait me démontrer en quoi, ce qui au fond est bien là la démarche philosophique.

    Nous avons vu qu'un même mot, la justice, désigne à la fois un principe moral, l'idée du juste, qui est la réaction raisonnée au sentiment de l'injustice, et la justice positive. De même qu'un même signifiant vient faire le lien entre deux signifiés, nous pouvons voir en la justice le lien entre la morale et le droit, en ce sens que l'on peut défendre que le droit doit être moral.

    En ce cas le droit positif est un fait qui droit être conforme au Droit (avec un grand "D"), à une idée du droit que nous avons plus ou moins en nous et que nous percevons par le sentiment d'injustice. Ici se pose la question de la légitimité du droit positif.

    Mais, ici il faut aussi se poser la question de l'existence du droit naturel, et s'il existe de la manière dont nous le concevons. Transcendant, Immanent ? Issu de l'homme, de Dieu, du cosmos ? Est-il relatif ? La morale elle-même change-t-elle selon le temps et l'espace ? Le droit est-il seulement la transcription de principes moraux ? Est-il inventé ou découvert ?

    Vous comprenez alors qu'il ne suffit pas de ressentir l'injustice pour dire que le droit doit être le juste, car on peut objecter que si le droit cherche à être juste c'est que là est son intérêt en ce qu'il obtient une légitimité.

    Comprenez bien qu'ici je pose les interrogations, qui s'opposent à la simple affirmation que le droit est justice (au sens moral) ou que le droit doit être juste. Je ne dis pas que le droit ne doit pas être juste. Lorsque je pense que le droit doit être juste je m'intéresse moins au droit en lui-même qu'à la morale, que j'estime devoir être supérieure au droit, et dont il est serviteur.

    Pour finir en admettant que nous résolvions ces questions et que nous considérions que le droit doit être juste, il faudrait encore se pencher sur la question de savoir si agir contre la SPA est juste, et si donner raison à cette demande est juste.

    Vous comprenez ici, pourquoi le phénomène juridique, pragmatique, s'intéresse surtout à éviter ou temporiser le litige.
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    Re: La petite fille de 4 ans, la SPA, le méchant chien, la justice, et SES PARENTS

    Message  Invité le Mer 27 Juil 2011 - 15:29

    Votre réponse m'agrée totalement et je vous remercie d'avoir pris cette peine. Une toute petite précision : je ne souhaitais pas amalgamer d'une manière ou d'une autre le Droit dans ses fonctions et le juste comme finalité absolue du droit. J'interrogeais les rapports qu'ils peuvent avoir entre eux et vous m'avez parfaitement répondu. Ensuite, développer cette question, c'est l'œuvre d'une vie. J'abonde également sur les toutes dernières lignes de votre réponse.

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